LALA LALA

Il y a des albums qui touchent en plein cœur quand on connaît les contextes et les circonstances. C’est notamment le cas de Lala Lala qui est une jeune auteure-compositrice-interprète née à Londres mais qui réside à Chicago qui en a énormément bavé toute sa vie. Après un premier album abrasif du nom de Sleepyhead en 2016, elle s’est faite remarquer par le label Hardly Art qui la signe sur le champ. Deux ans plus tard, elle fait l’état de sa vie sur The Lamb.

Moins abrasif et plus sensible qu’auparavant, Lilie West, de son vrai nom, a décidé d’ouvrir grand les portes de son intimité et de son passé qui est bien complexe à comprendre à travers ces douze compositions à mi-chemin entre bedroom-pop et indie rock lo-fi. Dès l’introductif « Destroyer », on plonge dans sa psychologie en lambeaux où elle se remémore ses passages d’autodestruction suite à son passé difficile où elle n’arrivait pas à trouver d’échappatoire. On peut aussi relever « Water Over Sex » où elle parle de son addiction à la bouteille où elle a atteint le fond avec son style de vie décadent mais aussi « Copycat » marquant ses passages à vide.

Mais les morceaux les plus saisissants et les plus émouvants resteront « When You Die » avec ses sonorités gentiment doo-wop où elle détaille l’accident de voiture auquel Jilian Medford d’Ian Sweet et ses compères furent victimes et cette dernière l’a écrit mais l’a motivé à changer ses habitudes sans compter que « Dove » où elle compte sur les doigts de la main les amis proches qu’elle a perdu pendant 3 mois mais on y décèle un sens d’optimisme dans ses textes.

Lala Lala est à la recherche du bonheur tout au long de ce The Lamb riche en influences musicales que ce soit pop-punk sur « I Get Cut » ou d’autres plus pop avec « Spy », « Dropout » ou encore « Scary Movie ».

Ce second opus est un sublime exutoire pour Lala Lala qui accouche sa douleur sur papier sur fond de compositions à la fois intimistes et marquantes à mi-chemin entre dream-pop, bedroom-pop et indie rock lo-fi avec des soupçons de post-punk en prime. La musicienne de Chicago a pu cicatriser ses moments sombres et traumatisants afin de pouvoir avancer vers la lumière dont elle a besoin.

© lesoreillescurieuses.com

Commentaires(0)

Connectez-vous pour commenter cet article